Le poète expatrié s’exprime au travers des mots que lui suggère son maitre intérieur. Mot doux, mot tendres mot d’un âge nouveau. Les voix s’insurgent malgré une apparence tranquille et extirpent au passage d’un courant d’air, des attitudes démodées par le vent qui s’essouffle. Son cœur n’arrête pas de parler de ces choses aberrantes qui n’ont aucun sens devant l’esprit attristé par le cataclysme imaginé aux contours d‘un arbre. Magique et impénétrable, tel un obélisque mystérieux, il profile au loin la toiture dévaluée d’un chat tuberculeux. Glouton fabriqué Watson demanda à son acolyte comment remettre son caleçon à l’endroit. La tête lui fait mal tant il a sniffé ces maudits poppers pour ne rien arriver à faire à la fin. Un jour malchanceux après tout. La furie explose et dévore à pleine dents une banane protégée par un préservatif géant. Il s’en fout, rien ne lui importe. Marie n’a toujours pas appelé. Il s’impatiente et sirote lentement son café relevé d’une touche de muscade amère. Huissiers et compagnie, ce n’est pas cela qui lui fait peur. Déporté pour des raisons idéologiques il a fait front dans le passé à des agressions psychiques d’un autre ordre. Univers carcéral, puant et froid, confronté à la promiscuité pouilleuse de détenus de droits communs ayant étranglé leur mères, brûlé leurs frères et escroqués leurs grand-mères. Rien ne lui importe plus après avoir survécu au goulag. Qu’est ce qu’une bande de hussards déchainés n’aimant pas la crème au chocolat ? Je ne me laisserai pas intimider se dit-il doucement. Faiblesse momentanée ou rumeur adoucie par le bruit éclatant d’une motocyclette passant dans le voisinage ? Il sursaute, tire sur sa cigarette et réfléchit lentement en expirant la fumée bleu par les narines. Finalement rien n’est grave. C’est un jour nouveau. Le passé est effacé, le futur encore vierge. Que va-t-il faire ? Cette question le tarabuste. Comment occuper les trente six mille jours que viennent lui être alloués pour vivre sur cette planète nouvelle ? Arrimer son bateau dans une forêt enchantée, publier des romans pourris ou journal érotique relatant ces exploits qui n’intéressent personne ? A quoi bon. Il faut s’interroger de façon rationnelle sur la raison d’être. Conscience suprême induite de façon onirique dans les interstices de l’espace temps. Il faut évacuer les sentiments bizarres. Evacuer les mots de son inconscient. Evacuer le malaise. Circoncire les oreilles pour ne pas faire face à l’inconnu. Toutes ces questions restent sans réponse tant qu’il restera assis devant son clavier muet. Les doigts s’agitent d’une touche à l’autre faisant entrevoir quelques aspects troubles de son inconscient. Le mouvement brownien des êtres qui l’entourent. Tous semblent avoir un but, courir, marcher vers quelque chose. A part la mort il ne voit pas trop de quoi il s’agit. Electrons libres, déjantés et inconscients de leur destin profond. Exotisme des voix, des langues des odeurs. Pudeur improbable, fin des refoulements pour n’exprimer que les vraies raisons qui se cachent derrière cet inconscient. Lève-toi esprit profond, viens inspirer cette partie d’écriture. Comblé de fioritures incongrues que le son ne peut plus distinguer. Il mouille son froc devant un ennemi qui ne lui fait plus peur. Pourriture avancée d’une société anonyme et alcoolique. Porter en son cœur une hymne infinie dédiée aux abimes telluriques, tel est la voix qui l’anime, le poursuit et le cloue à son texte.
Méditation d’un clochard
2 11 2009Commentaires : Laisser un Commentaire »
Tags : inconscient, méditation, raison d'être
Catégories : Prose Plaisir
Invocation
1 11 2009L’espace temps frelaté ne dépasse pas l’extrême de sa pensée pour des raisons inconnues. Voici les propos hilarants venant d’une personne ignorée dans une déclaration publique. La publication est erronée et les listes suspectes intransigeantes. Ce n’est qu’un assemblage de mots tirés au sort. Poème de l’aléatoire sur la plage de mon ordinateur. Poursuite vaine pour trouver le fil d’une pensée malgré la force de la raison. Le hasard, arbitre sans le savoir d’un jeu inconnu dans l’invocation mystique de forces occultes. J’invoque les esprits au travers de l’écriture automatique. Monte pensée unique afin que je transcrive le sens caché de ma conscience profonde, telle une walkyrie ombragée se profilant au milieu d’un jardin assombri par l’ombre d’un arbre géant. Abime d’intérêt meurtrier assoiffé de vengeance pour exclure l’improbable culpabilité d’un ouvrier innocent n’ayant pas accompli son service militaire. Le glucide transparent, se cristallise autour d’une culière de soie grâce à l’appauvrissement de l’atmosphère ambiante. L’oxygène libère la structure tertiaire de polarité inversée pour faire face à la menace invisible d’ions inconnus avant de manger d’une seule traite l’ouvrier malodorant entre deux tranches de pains humectes d’urine vierge. C’est ainsi que la nature trouve un équilibre ambigu pour accomplir la tâche prescrite par le maitre. Ouvrir la porte de l’inconnu et accéder enfin à la dimension suprême qui regarde froidement la puberté croissante sans demander l’avis de personne. Il humecte son doigt dans le bénitier pour faire un signe de croix inversé. Il invoque le démon, lumière sombre, froide et transperçante. Il joue de son talent occulte pour invoquer de fouilles torturée l’esprit centrifuge. La jalousie est incertaine, perméable à l’humeur passagère d’un inconnu dépourvu de beauté initiatique. Il devient nécessaire d’amadouer un sosie de frauduleuse ambition et s’agenouiller d’une traite pour admettre sans ambigüité un péché que l’on n’aurait pas commis. Vaincre par une prière intense le désire infini de fusionner avec l’infini pour un raison inconnue. Loisir ineffable de gouter au plaisir de la chair. Oraison funèbre d’un désir légitime non avéré et refoulé d’emblée devant la démonstration ostentatoire d’une magouille illicite. Kalimba augure d’un âge inconnu fais donc rire en moi la foi de l’enfant n’ayant plus souri depuis un siècle. Amour monte en moi et fais bruler cette lumière qui t’es propre. Inonde de chaleur infinie la brulure de mon cœur. Mélange l’ambroisie sublime de mots sans racines, de verbes sans actions et de termes inconnus pour le plaisir de mixer les lettres incongrues. Larmoyer sans cesse la pureté de l’être inconnu. Mystère profond de l’âme sœur caché dans les tréfonds de la conscience. Il est temps d’animer de pureté, saupoudrer les désirs obscures qui sans honte s’expriment au grès du flux de la pensée unique. Puissance inconnue montant telle les vagues d’un océan profond, matérialisant l’apparition d’une rivière intérieure qui défie la structure cristalline. Indépendance des mots sans contexte précis. Armure délicate de la pensée faisant face a l’inquisition insistante de la raison métamorphosée. Agilité suprême de l’esprit indépendant, prêtant l’oreille sans cesse aux dialogues intérieurs sans conséquences aucune. J’essaie de saisir l’absolu dans le concept inerte de la pensée en ralentissant le flux des mots surgissant de l’infini. Ombrager le paradis perdu inépuisé, mouillant les plages infinies de l’esprit vagabond. N’est-ce pas le signe d’un âge nouveau, puisant dans les racines mêmes de l’univers pour prévenir la contraction annoncée par les medias subconscients ? Il est dès lors important d’ajouter une touche de qualité profonde pour atteindre la vocation suprême qui sans peur défie la raison. Bonheur infini, dance mélancolique fleurissant au sein même de l’esprit, tournoyant sans permettre au sens l’attouchement sensible de l’esprit rationnel. Perméable est le vocabulaire des dieux qui interrogés s’expriment au grès de l’inspiration subversive que leur confère leur rang divin. Le vent souffle, cueillant au passage les fleurs de la pensée.
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Tags : esprit, inconscient, Inspitation, invoquer, pensée profonde
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