Ami, musique, inspiration divine. Fado, chanson d’amour, cantique surgissant.
Sommeil vagabond, nuit somnambule. Inspiration irrationnelle.
Plaisir inassouvi, berce, berce mes nuits de ta chanson exquise.
Fatigue minutieuse, fatigue orpheline. Cœur fragile, brisé de l’enfant qui s’endort.
Amour disproportionné, amour innocent d’une infinie douleur.
Orbite interminable, sans début et sans fin.
Instinct divin, poussé par la pulsion tranquille, démiurge se profilant au coin d’un univers câlin. Admiration frileuse devant le seuil endormi d’une pensée profonde.
Intimides-moi de mots nouveaux et tendres. Allume le feu illimité des tréfonds de mon âme.
Tempête inanimée, lame déferlante imaginée au creux d’une nuit douillette.
Phare ancestral inhumé dans un songe infini.
Amie secrète, attendant l’aube. Soleil tiède au creux de montagnes éternelles.
Gaieté scrupuleuse dansant à l’aurore d’une ère sans début. Farandole bachique d’où surgit l’amour. Fontaine de vie, inspiration mystique, printemps intemporel.
Assouvir dans tes yeux tel un chant d’amour ; m’étendre sous les branches ombragées d’un désir angélique où échangent tour à tour et l’ange et le démon.
Jouissance insupportable de fraîcheur sereine.
Infatuation ineffable gagnant l’espace du conscient
Calomnie d’illusion sans retour, finitude éclatant la bulle spatio-temporelle, histoire de faire rire.
Paradigme nouveau où la transformation douce pénètre la sphère dans la quelle naissent les légendes sous le sceau du secret.
Faussaire de l’espace-temps déchirant réalité et phantasme, éblouissant de lueur tendres le ciel dissolvant l’horizon.
Ardeur démesurée, pluralité des âmes mêlant l’unique et l’infini.
Fin de la dualité meurtrière, libération sacrée au service des dieux.
Divinité bienfaisante surgissant telle une âme exposée du milieu de la terre.
Glorieuse ascension, promenade rêvée, unissant chaleur et la couleur du feu.
Adjectif caché pointant son nez côté rêve, jouant à cache-cache au creux de la mémoire.
Entre ludique et lubrique, échappant espiègle la conscience en attente d’une réponse profonde.
L’univers danse s’inspirant du fado pour te débusquer….… onirique.
Reverie au son du Fado
27 10 2009Commentaires : Laisser un Commentaire »
Tags : amour, désir, fado, insomnie, onirique, printemps, rêve, tendresse
Catégories : Poème
Revue de Presse Interne
6 10 2009Le soleil hurle au dessus de ma tête. L’air est chaud, nerveux. Les gens affamés, affairés par leurs discussions quotidiennes. Mon esprit se désintègre en petite pensées aléatoires en attendant une salade de tomate et de mozzarelle. L’esprit vagabonde comme toujours, saute d’une branche à l’autre aux aguets d’une victime propice au rituel d’emballement. Loterie intellectuelle où les objets sont tirés aux sort un à un jusqu’à ce que l’un d’eux tire le gros lot et permette au cerveau de s’emballer pour de bon. Se laisse aller à ruminer un substrat gracieux et généreux. Les candidats sont nombreux et se bousculent sans enthousiasme. Font la une du jour : un nouveau travail potentiel avec ses implications salariales, accompagné d’une petite histoire montée de toutes pièces pour idéaliser le nouveau job suivi d’efforts soutenus pour rationaliser le problème dans ses moindres détails. Ce qui est intéressant est de constater que le niveau émotionnel plutôt contenu vu les circonstances, ce qui est encourageant en soi. J’aurais même tendance à dire détachement, qualité indispensable pour mener toute négociation à bout avec succès. Voilà pour la première page de ma revue de presse interne. Le reste de l’actualité beigne dans un climat serein, les indicateurs familiaux et sentimentaux étant au beau fixe. Pourquoi chercher plus loin ou compliquer le flux des pensées d’angoisses ou de soucis ? C’est un peu l’histoire d’un petit village heureux, retranché derrière sa muraille ignorant les drames du dehors. Drames ayant atteint de telles dimensions qu’il devient difficile d’y réagir. Je ne sais pas si l’esprit humain est conçu pour la mondialisation de la douleur : 3,000 morts en Indonésie suite au récent tremblement de terre ; rien qu’imaginer le drame de chaque famille est au-delà de l’insupportable. Rajoutez les personnes mortes dans le récent tsunami ou les milliers de personnes ayant perdu tous leurs biens dans les récentes inondations aux Philippines ; les milliers de personnes faisant les frais du réchauffement climatique, les victimes de la crise, les paysans en colère, les victimes de la mode et de leur beauté, les victimes du SIDA et ceux du cancer… le voyant souffrance et la compassion sensée l’accompagner ont dépassé l’alerte maximale depuis trop longtemps au point où le système de réponse perd ses repères. Bouche bée devant tant d’horreur l’esprit se conforte dans le quotidien calme d’un privilégié effrayé de son constat d’impuissance et de n’avoir que les faibles outils d’une générosité dérisoire, de la prière et de rituels pieux en réponse à l’indicible…
TAYATA OM BEKADZE BEKADZE MAHA BEKADZE BEKADZE RADZA SAMOUGATE SOHA
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Catégories : Prose Reflexion